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 (flashback) gods and monsters.

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MessageSujet: (flashback) gods and monsters.   Mar 22 Nov - 22:51

Un an auparavant.

Cela fait trois jours qu'elle n'a pas fermé l'oeil, assez pour creuser son visage émacié et accentuer les cernes violacées qui perlent sur sa peau fine. Evie est exténuée jusqu'au point de non-retour mais elle est incapable de clore ses paupières, effrayée à l'idée que tout ça ne soit qu'un rêve, un fantasme de son esprit brisé au-delà du réparable. En morceaux, en minuscules éclats d'elle-même, en fragments si parcellaires que certains gisent encore là-bas, sur le sol froid d'une cellule lugubre et sale. Elle a pourtant essayé de les récolter à la va-vite, de les assembler pour faire bonne impression, bonne illusion. Elle a essayé de se raccommoder sans talent, de suturer les plaies de l'âme mieux que celles du corps, visibles et exposées. Mais Evie n'a pas réussi et il y a quelque chose de cassé, à l'intérieur. Des pièces manquantes qui font s'enrayer la mécanique de son coeur et la laissent pantelante, à deux doigts de la fêlure de trop. Malgré tout, elle tient debout, elle avance à petits pas craintifs dans ce qui lui semble être une hallucination de son cerveau qui ne peut plus endurer davantage. Elle a du mal à réaliser qu'elle est partie, qu'elle est vraiment sauvée. Evie apprendra à ses dépends, bien plus tard, que l'on ne revient jamais de la guerre, des tortures et des privations, qu'on y est projetée dans un tour de magie macabre dès que le sommeil s'annonce mais ne nous prend pas tout à fait. Mais pour l'instant, elle y croit. A peine. Elle croit qu'elle pourra sans sortir, qu'ils pourront s'en sortir et en même temps, doute de la véracité du spectacle qui se joue devant ses opales brûlantes d'être tant privées d'un sommeil réparateur. Mais comment dormir quand on a peur de plonger à nouveau dans un quotidien cauchemardesque qui semble plus plausible que celui qu'elle est pourtant en train de vivre ? Ces derniers jours, Evie n'a fonctionné qu'à moitié, tel un automate, une figurine défaillante qui ne dévoile ses gestes pré-conçus qu'une fois sur deux. On l'a violemment extirpée de sa cellule et elle a bien cru que c'était la fin lorsqu'un sac en jute a recouvert son visage et lui a coupé la respiration de la peur panique de la mort. La mort, on croit ne plus en avoir peur quand elle devient quotidien. Lorsque l'on vit sous les bombes et les pleurs, les cris de douleur et ceux, gutturaux, de la perte d'un proche. On se croit toujours immunisés, même en otage, même avec des menaces quasi quotidiennes, même sous les coups, les crachats et le reste. Le reste, qu'elle n'a su évoqué avec personne, pas même Ethan. Surtout pas Ethan. Mais au moment où le trépas paraît si proche, on réalise que les sueurs froides et la panique, primitives, sont inscrites au coeur de l'homme depuis ses origines et qu'elle ne fait pas exception. Jetée dans un camion, elle a eu peur. Peur de mourir mais surtout peur de ne jamais le revoir, de ne pouvoir lui dire adieu, le serrer dans ses bras une dernière fois et lui rappeler combien elle l'aime. Le trajet fut long, trop long pour l'amener à une mort toujours instrumentalisée, violente, mais jamais aussi distante. Evie n'a pas repris confiance pour autant, elle a retenu son souffle, elle s'est faite minuscule jusqu'à ce qu'ils la saisissent et qu'elle se retrouve en Turquie, avec lui. Ethan. Là encore, elle n'a pas compris mais le savoir aussi proche a suffi à ôter de son corps douloureux un poids conséquent. La Grèce s'est substituée à la Turquie, le gouvernement américain aux mercenaires et Evie s'est littéralement écroulée. Elle s'est écroulée dans les bras d'un ambassadeur bien embarrassé, pleurant toutes les larmes qui n'avaient jamais coulées durant ces mois. Elle a pleuré d'un soulagement intense, hoquetant des mercis hachurés sans savoir que le gouvernement n'y était pour rien. Que ses bienfaiteurs étaient sa propre famille ou plutôt celle d'Ethan, depuis toujours considérée comme la sienne. Elle a encore pleuré contre l'homme de sa vie, embrassant son visage tout aussi mouillé, lui répétant combien elle l'aimait dans une litanie presque hystérique. Elle s'est, enfin, effondrée face à ce sauveur aux allures d'ange, flanqué d'un fils et d'un bateau, là pour les ramener.

Dorénavant, ils sont en pleine mer. L'air marin est glacé, cinglant, et pourtant Evie refuse de quitter le pont, pelotonnée contre Ethan dans une couverture polaire. Elle ne supporte pas l’exiguïté des cabines qui lui rappellent sa captivité, elle ne supporte pas l'air chargé de l'intérieur, elle qui n'a connu que ça. Et elle ne supporte pas de s'éloigner d'Ethan, ne serait-ce que pour quelques minutes. C'est viscéral. Elle a besoin de le sentir contre elle. De le toucher, de le caresser, de l'embrasser, de lui parler, de se blottir contre la chaleur de son corps, de se convaincre qu'il est là, bien réel, vivant. Vivant après qu'elle l'ait cru mort, après qu'elle l'ait vu imbibé d'essence, qu'elle a cru qu'ils le brûleraient vif, juste sous ses yeux. Evie avait hurlé à la mort comme une louve, d'un cri profond et inhumain. Elle avait crié sous le choc au point de perdre connaissance, sans savoir ce qui était advenu de son amour. Mais il est là et elle ne peut pas s'écarter de lui, ne fut-ce que d'un pas. Elle a l'impression qu'elle en mourrait et peut-être serait-ce le cas. Sa main minuscule perdue dans celle d'Ethan, Evie caresse machinalement du pouce un renflement de peau qui n'existait pas auparavant, une cicatrice, un énième signe de sévices et elle sent son coeur convulser dans sa poitrine. Bientôt, elle les connaîtra par coeur. Bientôt, elle les embrassera une à une en se promettant de les chérir à jamais, de le chérir. Mais pour l'instant, c'est l'heure de la découverte et chaque nouvelle plaie sur la peau d'Ethan lui fait l'effet d'une épingle en plein coeur comme dans le corps mou d'une poupée vaudou. « J'ai peur de dormir. » murmure-t-elle d'une voix éteinte, alors que sa tête lourde de sommeil vient reposer sur son épaule. « J'ai peur de me réveiller là-bas et de réaliser que tout ça, ce n'est qu'un rêve. Un doux rêve mais une chimère. » Evie se livre sans filtre, ils ont dépassé ce stade ensemble, Ethan a déjà lu son âme, ils se sont rencontrés au coeur de l'enfer et ont étrangement vécu ce qui peut s'apparenter à un goût d'Eden, avant le purgatoire. Elle est si perdue qu'elle a réellement l'impression d'évoluer dans un rêve. C'est le manque de sommeil et l'angoisse la plus profonde ressentie jusque là, sans doute, mais ça n'en reste pas moins vrai. Evie devrait être soulagée, mais elle est effrayée à l'idée d'un goût de mieux qui s'évanouirait aussi sec. Elle se serre encore davantage contre Ethan comme si elle espérait se fondre en lui et reste ainsi de longues minutes, en silence, ses prunelles fixant l'immensité de l'océan qui les entoure toujours. Hagarde, elle finit par se détacher du spectacle pour poser un regard éternellement reconnaissant sur la silhouette de Gaby qui les rejoint, accompagné d'assiettes rudimentaires, mais fumantes, ce qui est mieux que ce à quoi ils ont eu droit ces derniers mois... « Merci... » Elle souffle ça avec une tendresse infinie avant de se saisir du repas chaud, en dépit de son estomac qu'elle sent se réduire comme peau de chagrin à l'idée d'ingérer encore de la nourriture. Il n'est plus habitué. Sans jamais cesser de toucher Ethan pour s'assurer de sa proximité essentielle, Evie se concentre sur Gaby. Elle dévisage ses traits et y lit sans mal la bonté qui y luit. Il porte sur son visage la générosité la plus pure, l'altruisme dans sa forme brute la plus admirable. Elle sait qu'elle lui doit la vie et si ce n'est techniquement pas vrai, c'est ainsi qu'elle ressent. Il est la première main amie qu'on lui tend, la première main amie qui ne soit pas officielle, gouvernementale, familiale, qui ne soit poussée par aucune autre obligation que celle d'aider, de venir en aide, de porter secours, d'accomplir ainsi une action purement désintéressée et instantanément, elle ressent à son égard un profond amour. Un amour platonique, sincère, absolu, presque une dévotion. C'est au visage de Gaby, face à elle, qu'elle offre son premier sourire depuis la fin de leur détention. Ça lui coûte, physiquement. Son visage n'a plus l'habitude et ses automatismes sont altérés, lestés par la violence et la douleur. « On ne pourra jamais te remercier assez pour ce que tu fais. Mais merci, ça compte beaucoup. Personne n'avait jamais rien fait de tel pour moi, avant... » C'est un aveu du bout des lèvres, un aveu du bout d'un coeur en charpie, mais un aveu des plus sincères d'une honnêteté qui transparaît dans ses opales immenses, mouillées d'un chagrin impossible à apaiser et de nuits sans sommeil. Personne n'avait jamais rien fait de tel pour elle, de toute sa vie. Evie est née sous une mauvaise étoile, destinée à subir les abus d'obscurantistes après ceux du père mais jamais l'espoir ne s'est tout à fait éteint en elle, surtout quand elle est témoin de ce que l'humanité offre de mieux. Gaby. Gaby et Ethan, son tout. Alors elle laisse s'écouler de longues minutes avant de chercher un réconfort, aussi maigre soit-il. « C'est quoi votre histoire ? » C'est une question bien naïve mais elle a besoin d'entendre quelque chose de beau et à cet instant, rien ne lui semble moins altéré que l'amitié qui lie l'homme le plus important de son existence et celui qui vient de le devenir aussi, en acceptant de sacrifier un tour du monde avec son fils pour les raccompagner.

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I walked across an empty land, I knew the pathway like the back of my hand. I felt the earth beneath my feet, Sat by the river and it made me complete. Oh simple thing, where have you gone ? I'm getting old and I need something to rely on. So tell me when you're gonna let me in, I'm getting tired and I need somewhere to begin. This could be the end of everything, So why don't we go Somewhere only we know ?

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MessageSujet: Re: (flashback) gods and monsters.   Ven 25 Nov - 14:39


gaby et milo étaient au portugal lorsque la famille o'reiley l'a contacté. en lisant le mail, gaby a première cru à une blague. une très mauvaise blague. son meilleur ami et sa petit-amie kidnappé par des terroristes. il n'arrivait pas à y croire. c'était surréaliste. pourtant quand la famille d'ethan lui ont exposé leur plan pour les faire sortir de là, gaby n'a pas réfléchit une seconde. il se proposait pour aller les chercher en grèce et les ramener au pays. c'était le moins qu'il puisse faire. il avait expliqué la situation à milo qui l'avait parfaitement compris. deux jours plus tard ils pliaient bagages pour reprendre l'océan. ils n'avaient pas eu le temps de découvrir grand chose du portugal. ils n'y étaient que depuis un mois. mais pour ces proches, gaby est prêt à tout sacrifier. lorsqu'il est arrivé, les mines pâles et fatigués du couple lui a mis une claque. il a compris la gravité de leur situation. il n'a pas eu besoin de leur poser des questions. les séquelles de leur kidnapping se voyaient sur leurs visages. milo est resté en retrait. il ne savait pas trop comment se comporter. il avait 5 ans la dernière fois qu'il avait vu ethan. il ne s'en souvenait pas vraiment. c'était la première fois qu'ils n'étaient plus seuls sur ce bateau, qu'ils avaient des invités. c'était nouveau et en même temps très étrange. l'ambiance était lourde. la peur qu'ethan et evie éprouvaient se ressentait sur le bateau. ils se parlaient peu tous les quatre. milo ne savait pas quoi leur dire. gaby non plus. il n'a jamais été très doué pour les discussions. sauf lorsqu'il est seul avec son fils. le blond n'arrivait pas à trouver les mots justes. que pouvait-il dire ? il n'avait pas vu, connu, subi les violences dont ethan et evie ont été victimes. depuis huit ans, il vit dans une bulle. oui, il a vu des choses terribles en voyageant. mais il n'a jamais expérimenté une telle violence. alors il se contente de faire ce qu'il fait le mieux, être là. simplement là. une épaule pour pleurer, des oreilles pour écouter.

milo est dans sa cabine. il n'a pas voulu diner avec les adultes. gaby sait que son fils a du mal à comprendre. il ne sait pas quoi dire, ni comment se comporter. le père de famille monte trois assiettes sur le pont. il tend les leurs au couple avant de s'asseoir près d'eux. evie le remercie. une nouvelle fois. gaby est touché et lui offre un petit sourire un peu géné. il ne sait jamais quoi répondre. pour lui, son geste est totalement normal. tout le monde devrait agir ainsi celui lui. sans égoïsme. "c'est normal. je ne pouvais pas vous laisser là-bas, evie." répond-il doucement. "je suis heureux de vous savoir sain et sauf". il sait que la brune ne le ressent pas comme ça. pas encore en tout cas. il peut l'entendre faire des cauchemars, des crises d'angoisses. les cloisons des cabines sont fines. mais il n'a jamais rien dit. ce n'est pas utile. qui sait comment il aurait réagit s'il avait vécu la même histoire. gaby picore dans son assiette en silence en écoutant le bruit de l'eau. evie vient rapidement le tirer de sa contemplation. elle veut connaitre leur histoire, à lui et ethan. par où commencer ? cette pensée le fait sourire. "on se connait depuis qu'on est gamin. il était là tous les étés. on en a fait des conneries !" dit-il en riant, se remémorant leurs souvenirs. "mais on peut pas tout te raconter, il faut cultiver le mystère" termine-t-il en lui faisant un clin d'oeil. il ne sait pas ce qu'ethan lui a raconté et il ne veut pas faire de boulette. alors il se tourne vers son meilleur ami, lui laissant la possibilité de continuer leur histoire, ou pas.
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